Mise aux normes

Le Traitement - Usine d'incinération - Mise aux normes

La dernière directive européenne appliquée aux usines d’incinération a durci les conditions de rejets atmosphériques. L’incinération des déchets dégage des fumées composées de vapeur d’eau et d’éléments traces provenant des déchets eux mêmes (métaux lourds par exemple) et de composés formés lors des réactions chimiques se produisant aux températures de combustion (les dioxines furannes).


L’usine de Lescar était déjà dotée, avant 2006, d’un traitement des fumées qui a été renforcé début 2006 pour respecter la dernière directive européenne, qui a imposé de nouveaux seuils de rejets. 
Ces seuils de rejet très contraignants sont basés sur le principe de précaution. Les quantités ainsi rejetées sont tellement infinitésimales qu’elles sont sans impact sur l’environnement. Pour les dioxines furannes, le niveau de rejet est ainsi de 0.1 milliardième de gramme par mètre cube.
Le dispositif de traitement des fumées mis en service sur l'usine de Lescar permet de respecter la norme.

Le procédé en fonctionnement depuis 2006 est un procédé mixte humide et sec :

  • humide car il utilise de l’eau dans le laveur de finition. La consommation d’eau est inférieure à 10m3/jour ce qui est faible, notamment par rapport au procédé précédent qui consommait de 20 à 30m3/jour. Cette eau provient d’un pompage en nappe ou de l’eau de ville si nécessaire. Le nouveau procédé est donc économe en consommation d’eau. De plus, grâce à la complète évaporation des purges réalisée dans le quencher, le process ne génère aucun rejet liquide. Ceci est une amélioration notable par rapport au traitement précédent qui produisait 20 à 30  m3/jour d’effluents rejetés au Gave après traitement en station d’épuration.

 

  • sec car le traitement réalisé dans l’électrofiltre et le filtre à manches n’utilise aucun support aqueux. Précision : le panache de vapeur d’eau aux deux cheminées est toujours visible. En effet ce phénomène de condensation aura toujours lieu puisque les fumées ont une température résiduelle de 60 °C après tous les traitements appliqués. Au contact d’un air ambiant d’une température variant de 0 à 25 ° C en moyenne au cours d’une année, la vapeur d’eau génère un panache. Le panache est plus visible en hiver qu’en été, le contraste des températures étant alors maximum. Il est inodorant, du fait même des températures de combustion qui dépasse les 850°C.


Ces travaux de mise aux normes, en 2006, ont été subventionnés à 20 % par le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques et à 5 % par l’Agence de l’Eau.